jeudi 26 novembre 2015

Taupo et Wai-O-Tapu



Le chemin du retour s’amorce doucement. Je repars  vers le nord et Auckland, pas beaucoup plus haut que Turangi non plus puisque je vais à Taupo, situé à moins d’une heure de route. Placé au bord de l’immense lac Taupo, la ville éponyme possède du charme, une belle proximité avec un superbe paysage aquatique bordé de montagnes, des canards, des cygnes, un chouette centre-ville et une belle densité de population. La route qui mène à Taupo longe le lac et permet par endroit de constater la clarté de l’eau.

Le coucher de soleil sur le lac avec les montagnes du Tongariro en fond constitue parfois, quand la lumière se pare de rose, un magnifique crépuscule.
D'un soir à l'autre, le coucher de soleil peut être totalement différent.


Taupo, près de Huka Falls, possède un point d’accès à une source d’eau chaude gratuite, assez réputée, il y a toujours du monde où vous pouvez alterner entre l’eau relaxante de la source et l’eau froide de la rivière.

Depuis Taupo, je tente une excursion en auto-stop pour Wai-O-Tapu, placé 50 kilomètres plus haut. Tentatives aller-retour réussies, ouf car je voulais vraiment admirer les différentes couleurs  qu’offrent les multiples activités géothermales  de cette réserve. Le circuit est bien aménagé, facile à suivre, le dépliant super didactique. Pour 32,5 $, on peut y passer une bonne heure et demie. Attention car à 10h15, tous les jours, à une borne du site, il y a un geyser qu’ils activent et qui fait partie du prix d’entrée (même si personne ne m’a jamais demandé mon billet pour le geyser, donc ça peut se tenter à l’arrache). Oui, vous avez bien lu sinon, le geyser est « activé » en y jetant une poudre. Et au bout de trois minutes, ça crache, après avoir bullé un petit coup. Ce n’est pas le top du top, c’est sûr mais en attendant de voir des vrais geysers islandais ou du Yellowstone, c’est déjà ça de pris. Pour la petite histoire, l’activation du geyser a été découverte par hasard par des gars qui bossaient en forêt et on fait tomber du savon dedans.
Lady Knox Geyser
Une fois cela fait, vous repartez avec toute la foule découvrir Wai-O-Tapu et vous vous en prenez plein les mirettes, spécialement au niveau de la Champagne Pool. Le site est très intéressant, les phénomènes géothermiques plutôt variés et il y a même des oiseaux !
Là où ça fume, c'est coloré par du soufre (vérifiable absolument pas à 100%)

Thunder crater, ça bouillonne deux mètres plus bas.

Au premier plan, Artist's palette et derrière, la piscine de Champagne

Opal pool qui n'a d'opale que le nom

Le lac Ngakoro Waterfall

Champagne pool de près

De plus loin. On voit mieux sa fumée colorée.

Inferno crater

Des échasses nichent au niveau de Frying Pan Flat. Etourneaux, hirondelles et Mynahs préfèrent traîner dans les cavités rocheuses d’un coin intelligemment appelé Bird’s nest, l’incubation des œufs ne doit pas nécessiter grand « couvage » des parents. Ils ont trouvé un incubateur naturel.
Parent Pied Stilt à droite, poussin Pied Stilt à gauche

Mais même sans le bonus « oiseaux », je me suis déjà éclaté, rien qu’avec la géologie du milieu et ses riches couleurs.
Devil's bath avec ses sels ferreux et son soufre.
Deux kilomètres plus loin, on a Mud Pool avec ses bubulles parfois bien grosses qui explosent dans une eau boueuse à 100°C.
Au final, j’ai manqué de temps niveau balade ornitho pour bien visiter le bord du lac avec sa rivière et une journée de plus n’aurait pas été du gâchis.

dimanche 22 novembre 2015

Tongariro



La Nouvelle Zélande comporte plusieurs randonnées regroupée sous le nom de Great Walks, Tongariro Crossing en fait partie. C’est 20km à travers des montagnes volcaniques, parfois, ça crache un peu, offrant un décor de rocailles noires, marrons, ocres et rouge selon les portions de la marche. Vous pouvez même aller jusqu’à 27 km si vous décidez d’effectuer les deux sommets présents sur le parcours, voire faire le tour du volcan en deux-trois jours et là vous entamez alors une vraie petite excursion.


Le chemin est super bien aménagé au début.
 Quand vous traînez, vous apprenez forcément, si vous ne vous étiez pas renseigné avant, que le Mont Ngauruhoe est la montagne du destin du Seigneur des anneaux. On a donc la sensation de reconnaître un peu le lieu que l’on pratique et d’arpenter le Mordor. 

Là, il a vraiment la tête dans les nuages


Là, le Mt Ngauruhoe se laisse vite fait percevoir
L’endroit est souvent nuageux, il faut donc bien prévoir son coup pour effectuer la sortie une journée où le sommet n’est pas embrumé pour en tirer une belle photo et/ou grimper (difficilement) à son sommet. Les conditions étant pas terrible tout en haut, on ne pouvait pas voir grand-chose, on a juste commencer son ascension pour connaître la sensation d’une marche au milieu de la brume puis nous sommes redescendus. Mais l’atmosphère était superbe.
Impossible de se perdre, il y a vraiment beaucoup de monde à faire la randonnée.


Le Red crater au premier plan

ça fume pour vrai et là, quand on met la main, c'est tout chaud. On sent que ça peut péter.

Le Bue Lake tout au fond et les trois Emerald Lakes au premier plan.

La Team rando de la journée, une hollandaise, un belge et un français. Bonne team.

Petit laïus sur les shuttles et leur exploitation. Vous payez une quarantaine de dollars pour vous emmener d’un point A à un point B sur 20 kilomètres. C’est ce qu’on appelle de l‘extorsion. Optez donc, si vous pouvez, pour un double covoiturage où l’un se gare à la fin du parcours et l’autre au début, ça fera une belle économie.

Apparemment, les autres Great walks sont du même ordre, jamais une boucle mais un long itinéraire d’un point à un autre, ce qui permet de récupérer facilement l’argent des touristes qui ont donc rarement le choix d’avoir une autre solution. 

La balade est donc bien mais tout le monde est bien fatigué à l’arrivée.

Alors, juste pour la flip, y a un mort tous les deux-trois ans.


Enfin, pour finir, j’ai pu faire l’ascension grâce au helpX où je bossais, à Turangi, spot très sympa avec une petite coche à mon actif en bordure de la rivière Tongariro, fief des pêcheurs à la mouche venus hameçonner des truites importées.

La famille Shelduck au complet. Pas si facile d'avoir toute la famille au complet

Le Shining Cuckoo Chrysococcyx lucidas, pas farouche le petit.

Le Little Shag Microcarbo melanoleucos sur la Tongariro river.