mercredi 25 octobre 2017

Se baigner dans un volcan

Avec ses 15m de haut, El Totumo est le plus petit volcan de Colombie, son sommet dégueule de la boue en permanence, faut dire, il fait 2000 mètres de profondeur et de ce que j’ai vu sur un autre blog, son niveau de hauteur de boue varie. Parfois, c’est profond, parfois, c’est pile-poil. Et cette boue, on peut plonger dedans. C’est d’ailleurs tout l’intérêt du truc. Et c’est cool à faire. La sensation de flotter fut très impressionnante pour moi (limite zéro gravité), faut dire, c’est pour moins de 50% de l’eau, donc tout le reste tend à vous sentir léger, léger !!
Bon, j’ai kiffé. L’expérience est originale, j’y suis resté un bon quart d’heure (pour ma petite peau), la vue sur le grand marais éponyme est superbe (c’est d’ailleurs dedans que l’on se rince un premier coup) et ça vous sort de Carthagène (50 km au nord).



ça, c'est de la boue rejetée depuis le sommet.

Vue sur le marais de Totumo

Pour y aller, j’ai pris la solution de facilité avec un tour, ruta ecologica, 50000 COP ou 60000 COP si on ajoute le repas du midi à Manzanillo del mar, au nord de Carthagène en bord de plage. Tant qu’à faire, autant prendre les 60000, le plat (choix entre poisson, viandes et végétarien) avec la boisson valent bien 10000 et c’est dans la plus pure tradition colombienne (accompagnement de salades, riz, mini-arepa et bananes plantains). Au bout de la plage, en grimpant un peu, on a un panorama sur Carthagène, sympa comme surprise. La sortie m’aura occupé de 8h30 à 15h30. Il reste un peu de temps l’aprem’ pour profiter de la ville.

Au volcan Totumo, tout est business. Pour les photos de vous tout boueux à la Fort-Boyaux ou Koko-Lantilles, vous payez un local 4000 COP (pas le choix si vous voulez un souvenir). Après, le reste on vous force un peu la main et il faut bien insister sur le « non » sinon ils font la sourde oreille. Le massage dans la boue, 4000 COP ; l’aide au rinçage dans le marais, 4000 COP (c’est celui-là où les femmes sont bien relous). Comme quoi, si on se laisse faire, l’addition monte vite.

La porcherie... 30 personnes dedans, c'est beaucoup non ?

Là, je flotte.

Le seul moyen d'avoir la tête dans la boue est d'exercer une pression du haut vers le bas avec....enfin bref, faut pousser à un truc ancré.

Bah voilà, je pense que c’est un des trucs les plus intéressants à faire là-bas (merde, vous mettez quand même les pieds dans un volcan !).

Carthagène

Demi-tour à 180° et vue sur la plage de Manzanillo

Ouais, une coche en prime (enfin en juvébil oui car j'ai déjà un adulte à Caño cristales). Caracara à tête jaune Milvago chimachima

Retour dans Carthagène

Une rue de Getsemani, quartier qui mérite vraiment d'être visité en détail




Carte postale pour finir

mardi 24 octobre 2017

Carthagène

La ville aux multiples facettes

Allez, je la ferais court parce que j’en ai marre d’écrire.
Carthagène en son centre historique vit clairement des touristes, tout y est cher (le musée de l’or est gratuit par contre, sympa mais après celui de Bogota et de Santa-Marta, je commence à bien voir les redites), conçu pour les étrangers, remplis de vendeurs ambulants spécialisés dans les souvenirs plus que dans la street food. Ce centre possède un très beau cachet colonial et coloré qui me séduit plutôt, une vie nocturne attractive faite de bars disposés sur l’enceinte pierreuse historique de la ville.
Cependant, la nuit ici rime aussi avec drogues et prostitution et pour certains étrangers, c’est plutôt banal.
Carthagène rime aussi avec couche populaire. La transition est abrupte du centre aux autres quartiers et c’est assez déconcertant. Avec fenêtres et portes ouvertes, il est facile d’observer les gens chez eux regarder la télé dans des logements assez étriqués finalement et aménagés simplement.
Le quartier de Getsemani, proche du centre historique, se remplit d’hôtels et auberges, au détriment des locaux. De nombreux graffitis sont présents, sculptures aussi.
Carthagène est enfin, bonne surprise, un bon spot ornitho. Pélicans, sternes, ibis, cormorans, aigrettes, martin-pêcheurs, chevaliers, courlis, gravelots ou encore vanneaux sont présents en bordure d’eaux et je me suis bien éclaté là-dessus.

Donc, voilà, j’ai bien aimé le centre. Il se fait très facilement à pied. J’ai pas trop ressenti le besoin de visiter le château San Felipe, ce qui fait qu’il ne reste plus grand-chose à faire dans cette ville où le touriste de tout âge abonde (le plus vu en Colombie pour l’instant).

Et voilà !


Tranquille chez le coiffeur

En face des quartiers touristiques, Carthagène s'urbanise, se modernise. L'avenir clinquant de la ville est-il de l'autre côté ?

Vanneaux téro Vanellus chilensis contre chevalier grivelé Actitis macularius

Je dirais, vu la répartition géographique, le sicale bouton d'or Sicalis flaveola avec son jeune.

Martin-pêcheur à ventre roux Megaceryle torquata, c'est vraiment grand.


L'enceinte espagnole. On peut se promener dessus plutôt tranquillement










Le château de San Felipe


Gravelot semipalmé Charadrius semipalmatus je pense.

Courlis corlieu Numenius phaeopus, normalement.

Chevalier semipalmé Tringa semipalmata, ça me semble être lui.

Une échasse d'Amérique Himantopus mexicanus

Une aigrette qui fait très garzette mais c'est l'aigrette neigeuse Egretta thula.

De mystérieux ibis même si je penche pour des ibis blancs Eudocimus albus.

Pélican brun Pelecanus occidentalis

Baseball time chez les enfants pendant que le linge sèche.