mercredi 2 décembre 2015

Victoria et oiseaux



Alors que normalement, je devrais dire « cette fois, c’est la bonne », j’apprends dès dix heures que mon départ pour Aride Is est encore décalé au lendemain mais cette fois, ce sera la bonne.

L’avantage est que pendant ce temps-là, je peux visiter la capitale Victoria, située à 20 minutes de bus, continuer à dormir dans un bon lit, manger créole au frais de l’ICS dans la maison d’hôte et jeter un premier coup d’œil aux oiseaux de la ville.

La ville : 

Bon, c’est très saveur tropicale. Y a du délabrement un peu partout mais c’est coloré et ce charme inexplicable des iles. Au marché, on voit bien que dans les restes de poisson, il y a du requin. Ah d’ailleurs, une seychelloise m’a dit qu’on mangeait tout ce qu’il y avait sur l’ile avant, tortues, œufs d’oiseaux marins, chauve-souris mais depuis, certaines de ses activités sont devenues illégales. Dans l’absolu, à l’époque, je comprends et je ne suis pas plus surpris que cela. Sur une ile, tu manges tout ce que tu peux manger, il n’y a pas trop de choix. Maintenant, c’est obsolète avec les facilités d’importation qui existent mais ça n’empêchera pas de trouver quelques récalcitrants. 

Donc la ville a un charme colonial bien présent dans son architecture et on en fait vite le tour. Elle est à moitié cerclée de montagnes, et de l’autre côté, c’est l’océan qui la borde mais son accès est bien compliqué.


Les bus sont bleus ici. Là, on est à une rue en parallèle du centre ville. ça va niveau affluence.

Un Garde-boeufs s'est caché dans cette image de marché, au niveau de la poissonnerie. Sauras-tu le trouver ?

Côté légume, étrangement, plus de Garde-boeufs. C'est donc facile de trouver son régime alimentaire.

Un temple hindou


Je ne sais absolument pas ce que c'est.







Les oiseaux : 

Les Seychelles font habilement la transition entre les espèces afro-européennes migratrices et les espèces océaniennes. C’est assez bien fichu une fois qu’on l’a remarqué. Il est possible d’y voir des espèces de chez nous hivernées ici, le Loriot, le Guêpier d’Europe, Le Rollier d’Europe, la Cigogne blanche (faut absolument que je sache si c’est tout de même très rare ou non). On a aussi des espèces à l’année, absentes de l’Australie, comme le Héron cendré ou la Fauvette des Seychelles qui ressemble vraiment aux fauvettes de chez nous alors que cette famille est absente de l’Océanie. A l’inverse, ils ont un Silvereye, famille qui se présente volontiers chez les Kangourous et les Kiwis.

Bref c’est sympa mais suer juste parce que t’es sous le soleil, c’est dur à la longue. On voit si le corps s’habitue.


Le Grey Plover Pluvialis squatarola déjà vu en Australie.

Le Striated Heron Butorides striatus, aussi déjà vu en Australie

Sympa, il m'a permis de voir une raie.

le Héron cendré Ardea cinerea !

Le Whimbrel Numenius phaeopus, présent en France comme en Australie.

Le Madagascar Turtle Dove Streptopelia picturata, coche ! Bon, c'est facile à coché aussi, il est partout en ville.

le Chevalier aboyeur Tringa nebularia.

Et mon premier nouvel oiseau marin, le Great Fregatebird female Fregata minor.


Parlez-vous le créole ? Si vous ne trouvez pas tout, j'ai peut-être la réponse. A vos comm'.




mardi 1 décembre 2015

Premier contact ZOZ Seychelles



C’est parti pour trois mois aux Seychelles maintenant avec l’ICS, Island Conservation Society, qui compte 26 membres. Quittant l’aéroport de Mahé, la capitale, à 8 heures, j’ai plusieurs heures devant moi avant de prendre une correspondance pour me rapprocher de Aride Island, là, où je résiderai quasi tout le temps. On m’emmène donc au bureau de l’ICS où je rencontre des gens sympathiques et attentionnés.

Je remplis quelques papiers, je sors cinq minutes (sympa le soleil plombant et l’humidité lourde, ça change radicalement), potasse le bouquin des oiseaux des Seychelles et fais un dernier tout sur internet.
 
Quatorze heures, retour à l’aéroport pour un vol domestique donc mais le gars qui est mon « chauffeur » et « manager » découvre que le vol est complet, celui d’après aussi. On attend un peu voir s’il y a un désistement. Ben non ! Donc, il me dit que je partirais alors demain vers midi et que je vais dormi sur Mahé en attendant. Il me trouve une maison d’hôte super bien, où je peux donc de nouveau consulter mes mails et transmettre tout ceci.

J’ai le droit à un repas créole et à un très bon lit, après 50 heures d’avion et de transfert, c’est très appréciable.
Poulet à gauche, poisson à droite, mon coeur balance... non en fait.

Avant le repas, j’ai fait une petite balade, tenté d’aller vers les hauteurs pour avoir une bonne vue mais tous les chemins vers les collines granitiques finissent vite en cul de sac vers des maisons. Je goûte donc à la vraie vie seychelloise et on est loin de la destination fantasmée. Les maisons sont jolies mais toujours avec un coin délabré, des voitures démontées traînent régulièrement. Les gens me regardent avec curiosité, méfiance ou sympathie, ce n’est pas souvent qu’un blanc marche dans les rues je pense.


Quelques chauve-souris frugivores volent au-dessus de ces maisons entourées d’une végétation luxuriante et marcher dans la rue est un peu dangereux par rapport à la circulation.

Je n’ai vu qu’un tout petit bout de ville mais assez pour se faire une première idée. Beaucoup d’immigrés ici, d’indiens, d’Asie du sud-est. C’est surtout l’infrastructure et l’agencement des maisons qui m’interpellent le plus.
Faut bien rester sur la route sinon, on dit bonjour aux poissons.
Bref, j’essaierai de mettre des photos un jour mais là, c’est mode « générateur électrique pendant 4 mois » qui m’attend.

Au fait, on roule à gauche ici et les prises électriques sont anglaises.

Barred Ground Doves Geopelia striata